Les langues les plus faciles à apprendre

Les langues les plus faciles à apprendre

Publié le 05.06.2019, par Jean-Luc | categorie Apprendre le Français

Quoi de plus motivant que de prendre la résolution d’apprendre une nouvelle langue vivante ? Pouvoir communiquer avec d’autres personnes et découvrir une nouvelle culture sont des joies qui compensent amplement les efforts à fournir et les défis à surmonter lors de l’apprentissage. Parmi les quelque sept mille langues qui existent dans le monde, nous avons l’embarras du choix ! Mais existe-t-il objectivement des langues plus faciles à apprendre que d’autres ou cela dépend-il de la culture et de la langue première de l’apprenant ? Est-il possible de classer les langues vivantes en familles ou en catégories en fonction de leurs similitudes ? Qu’est-ce qui nous fait dire qu’une langue est plus difficile qu’une autre ?

Les familles de langues européennes

On peut distinguer d’abord les langues romanes telles que le français, l’italien, le portugais, l’espagnol, l’occitan ou le catalan. Viennent ensuite les langues germaniques comme l’allemand, l’anglais, le néerlandais, le suédois, le danois, l’islandais, le norvégien, …Les langues slaves (russe, polonais, ukrainien, slovène, serbe, biélorusse, bulgare, tchèque, …) forment une autre famille importante. A côté de ces langues majoritaires, les langues celtiques (gallois, breton, irlandais, …), les langues baltiques (letton, lituanien), les langues finno-ougriennes (finnois, estonien,…), le grec et l’albanais complètent l’inventaire des familles linguistiques.

Il est fondamental que chacun puisse pratiquer une ou plusieurs langues étrangères. Des programmes bien connus tels qu’Erasmus+ facilitent ainsi la mobilité et les échanges entre nations. Mais est-ce que la difficulté principale d’une langue dépend de son alphabet, de sa prononciation, de sa grammaire ou de son lexique ? En danois, il existe cinq manières de prononcer le son [o], ce qui rend l’apprentissage difficile pour les non-initiés. De la même façon, les Suédois utilisent des lettres qui leur sont propres (ö, ä, å). Dans certaines langues, l’ordre des mots dans la phrase, les déclinaisons et la présence de trois genres grammaticaux peuvent compliquer les choses. C’est pourquoi les langues flexionnelles sont difficiles pour un grand nombre d’étudiants. Pour s’en convaincre, il suffit de demander à la plupart des Français qui apprennent l’allemand !

Le problème de la distance linguistique

Pour les Suédois, la distinction entre [b] et [v], [p] et [b] ou entre [f] et [v] ou encore l’enchaînement des voyelles ne sont pas évidents. Les langues latines sont en effet plus faciles à apprendre pour ceux qui font partie de ce groupe linguistique. Les spécialistes parlent à ce propos de « distance lexicale ». Pour un francophone, se mettre à l’italien, au portugais ou à l’espagnol sera une tâche plus aisée que de se lancer dans l’apprentissage du mandarin, du cantonais, du japonais ou de l’arabe. Même si ce chiffre est très relatif, des linguistes ont ainsi calculé qu’il fallait au moins quatre-vingt-huit semaines à une personne anglophone pour se débrouiller en japonais ! L’existence d’un alphabet différent est, bien sûr, un autre facteur de complexité. Le grec, le coréen, l’arménien, l’hindi, le thaï peuvent être déroutants sur ce point mais il faut persévérer. Quant aux langues utilisant des idéogrammes, c’est encore une autre histoire. Enfin, l’ordre des mots dans la phrase a son importance. Sujet/verbe/complément est la configuration la plus commune, notamment en français. Mais pour certains locuteurs comme les Japonais, c’est sujet/complément d’objet/verbe qui est la norme. Le prédicat ou « jutsugo » est donc à la fin de la phrase.

Les langues faciles existent-elles ?

En anglais, ceux qui apprennent cette langue profitent de l’absence de distinction entre masculin et féminin. De plus, il n’y a pas de déclinaisons et l’ordre des mots dans la phrase n’est pas vraiment différent de la plupart des langues. Enfin, le vouvoiement et le tutoiement sont indifférenciés. On a coutume de dire que l’anglais est une langue facile à acquérir mais cela est-il vraiment exact ? Se lancer dans la lecture des drames shakespeariens n’est pas la même chose que de mener une conversation informelle sur la météo du jour. Certes, nous baignons dans un univers lexical anglophone et plus de 30% de la population mondiale pratique cette langue. Nous sommes surexposés aux mots anglais : les anglicismes sont nombreux dans le monde de l’entreprise, dans l’informatique, dans les médias, …

La prononciation et la grammaire

Mais il faut savoir que l’anglais possède quarante-six phonèmes différents alors que le français en compte trente-cinq. De plus, l’accent tonique n’est pas placé sur la dernière syllabe contrairement au français. De plus, la langue de Molière comporte beaucoup d’exceptions grammaticales en comparaison avec les autres idiomes. Tu as appris que les mots qui se terminent par les suffixes -ence ou -ance sont féminins (une science, une chance, …) mais ne dit-on pas le silence ? Les exemples du même type sont nombreux. Enfin, la prononciation n’est pas une mince affaire, surtout pour les débutants ! Le problème est qu’on ne prononce pas toutes les lettres en français. Prenons le mot oiseau par exemple : il s’agit d’un mot dans lequel aucune des lettres prises individuellement ne se prononce. Etrange, non ?

L’importance d’un séjour en immersion Un séjour linguistique en immersion peut être le déclic qui va donner de la motivation ou le moyen de consolider ses compétences. Une langue paraît plus facile quand nous en percevons l’utilité tous les jours ou quand elle permet d’échanger. Ce qui est aisé à mémoriser, c’est ce qui nous intéresse, ce qui nous touche ou ce qui nous est utile. En immersion, les apprenants sont en contact avec des natifs et utilisent la langue cible comme un outil. Ce qui importe, ce n’est pas que tu restitues des connaissances grammaticales mais que tu mettes à profit tes compétences pour accomplir des tâches concrètes (acheter un billet de train, demander son chemin, emprunter un livre à la bibliothèque, …). Un milieu homoglotte est idéal car il permet de communiquer pendant le cours dans la même langue qu’à l’extérieur de l’école. Et c’est ce que tu pourras faire si tu choisis le Centre International d’Antibes pour ton prochain séjour linguistique en France ! Après les cours, tu te familiariseras avec les émissions de radio, les films, les magazines et les chansons en français. Peu à peu, ce « bain » linguistique associé à ton travail personnel facilitera tes progrès.

Publié le 05.06.2019, par Jean-Luc | categorie Apprendre le Français
CIA
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